mercredi 25 janvier 2012

Chanson du Tueur

J'aime
Les corps poilus les corps plissés
Les sexes flasques et les culs nus
Les corps lisses et les corps comblés
Les cuisses dures les pieds tordus

J'aime
Les morts tout frais et les morts froids
Les grisonnants arc-en-ciel
Les morts de marbre défunts deux fois
Les moisissures, les vers, le fiel

J'aime
Les bords des plaies d'un border line
Les plaintes et les cris de colère
Le bord des lèvres ourlé de flammes
J'adore alors sucer ses glaires

J'aime
Les bas du front dans les hospices
Les beaux bandits les jeunes drogués
Des bas-fonds tristes aux frontispices
Ce qui m'botte c'est la beauté

jeudi 1 décembre 2011

Chanson de la ruine


Le malheur suinte

Des murs noircis de sueur et de suie
La ville en ruine est une promesse de l'aube

L'accident survient

Sur les chemins apocryphes de l'ennui
La ville en ruine est une promesse de l'aube

Le désastre est sûr

quand le matin s'étiole en lambeaux blêmes
La ville en ruine est une promesse de l'aube

La vague s'envient

Et la mélancolie est un oiseau de nuit
La ville en ruine est une promesse de l'aube

La mort s'évade

En poussières vagues sur les immeubles enfouis
La ville en ruine est une histoire de l'aube

samedi 10 avril 2010

Poème porno

Je te veux nu débordant d’amertume et la bave 
Asséchée
Je te veux humilié sans vertu sans sourire et le cul 
Galbé 
Offert
Je te veux empalé
Je te veux sur mon vît
Je te veux mort
Je te veux moi
Fondu en moi
Fondu de moi
Ton amour grandiloquent s’étouffant en prières
Grâce, grâce,
Tu demandes et ce faisant
Me lacère
Ramenant à toi, pour toi, ma chair
Grâce,
Tu me veux nu les forces qui me quittent
Tu me veux planté dans toi
Tu me veux pantois
Tu me veux mort
Tu me veux moi
Fondu en toi
Fondu de toi
Notre amour s’élevant dans l’air sure d’une chambre celée.